Métro-boulot-dodo n’est pas pour moi.

Alizée Breton a fait un Master de Communication & Marketing à l’école École Supérieure des Sciences Commerciales d’Angers, mais son esprit entrepreneurial et d’impact social a déjà commencé quand elle avait 14 ans. Elle a écrit un blog sur les jeux vidéos, a été rédactrice d’un autre et a monté le site Youthbox.fr. Pendant ses études elle a fait cinq stages, le dernier chez Google et en même temps a fondé MeetHarry&Co. En ce moment elle travaille chez Google, s’occupe du marketing pour l’association Data for Good et donne bénévolement des consultations de marketing pour des ONGs. Voici l’histoire d’une superwoman.

Alizée, tu travailles comme Brand Marketing Manager chez Google. Qu’est-ce que tu fais?

Je travaille sur ce que j’estime être un des sujets le plus intéressant chez Google, le programme Moteur de Réussites. C’est toute la partie de Google qui a un impact bénéfique sur l’économie, le social, le culturel et l’éducation. Principalement je m’occupe de la partie online de nos sites de formation au marketing digital: Digital Active pour les étudiants et Google pour les Pros pour les TPE/PME. Je m’occupe aussi d’une communauté d’entrepreneurs et de fondateurs d’associations et organismes culturels; j’organise des événements pour eux, je leur envoie des formations et je suis leur point de contact pour toute question. Enfin je coordonne aussi nos interventions à des évènements extérieurs. J’adore mon travail car j’ai l’impression de ne passer mes journée qu’à aider les gens, c’est assez génial. 🙂

C’est ton premier travail après l’université?

Oui, en fait j’ai étudié la communication et marketing dans une école de commerce et j’ai fait un stage chaque année. J’étais stagiaire dans deux start-ups, une PME, une agence de communication et chez Google. J’étais prise en CDI à Google en Irlande, mais le travail ne me plaisait pas car ce n’était pas assez marketing. Je suis revenue chez Google France ensuite, pour travailler dans l’équipe B2B TPE/PME puis l’équipe Moteur de Réussites, avec 4 mois de break entre temps.

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C’est trop bien de se reposer.

Je suis très inspirée par la Semaine de 4 Heures qui propose une vision du monde de travail et de la vie différente. Ça te dit que tu n’es pas obligé de faire chaque jour métro-boulot-dodo. Par exemple soit tu peux ne travailler que quatre heures par semaine où travailler un an et partir en vacances. C’est une parabole bien sur mais la vision est intéressante. Pendant mon break, j’ai voyagé, géré mes mes projets personnels et je suis revenue chez Google en septembre.

Comment est Google comme un employeur?

C’est génial. J’ai rencontré des gens qui sont mes meilleurs amis aujourd’hui. J’ai appris tellement de choses depuis que je suis arrivée … c’est vraiment une des plus belles boîtes du monde.

A coté de ton travail tu as fondé ta propre start-up MeetHarry&Co. Qu’est-ce qui t’as inspiré?

Pendant mes études je me suis rendue compte que pour monter une boîte, j’avais besoin d’un ingénieur et d’un designer, mais je ne connaissais pas de gens d’écoles de design et ingénieur. Les gens veulent créer des entreprises mais ils ne sont pas assez connéctés avec des personnes aux compétences complementaires. J’ai gagné le concours DigiPrize et j’ai pitché mon idée à Start-up Week-end de Polytechnique. 8 personnes sont venus m’aider à travailler dessus et deux sont restés.

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Alors, comment foctionne MeetHarry&Co concrètement?

Il y a des gens inscrits sur le site (1080 aujourd’hui) qui ont soit un projet mais qui cherchent un cofondateur avec des compétences complémentaires, soit des gens qui sont juste intéressés par l’entreprenariat. Et ils se matchent. On voulait développer une partie d’éducation et de mentorat, mais comme on l’a toujours fait à côté de notre travail on manquait de temps, et on a choisi d’arrêter pour pouvoir retrouver un peu de temps libre.

Mais, tu n’as pas arrêté pour longtemps.   

Mon objectif dans ma vie c’est l’impact social, surtout  la protection de l’environment, j’ai voulu continuer à faire quelque chose. Je m’occupe de l’asso Data for Good, une communauté de +600 data scientists et développeurs qui aident gratuitement des ONGs et le service public. Aujourd’hui les gens cherchent de plus en plus le sens dans leur travail et leur vie, alors le bénévolat correspond à ça.

Quelle est votre mission?

C’est d’aider des ONGs par l’innovation technologique et le big data. On fait deux saisons de deux-trois mois par an. Les bénévoles et les assos travaillent ensemble, et à la fin on présente les résultats.

On parle beaucoup de big data, mais qu’est-ce que ça veut dire?

Depuis quelques années il y a beaucoup BEAUCOUP de données qui sont collectées, de plein de manières différentes. En analysant ces données tu peux mieux comprendre par exemple pour une entreprise son marché et ses clients. Aujourd’hui on a toutes ces datas là, mais on ne se sait pas encore bien comment les rendre utile.

Bez názvu

Qui sait le faire?

Ce sont les data scientists. En ce moment, c’est un des métiers le plus recherché dans le digital. Par exemple, ils prennent des données d’un phénomène de 1990 à 2017 et créent un algorithme, ils peuvent prévoir ce qui va se passer de 2017 à 2020. Ça s’appelle machine learning.

Ça a l’air sophistiqué. Mais faites-vous ça?

Ca dépend. Quelques exemples de projets qu’on a accompagné :

  • Un algorithme de prédiction de la demande destiné à améliorer la distribution alimentaire pour la Croix-Rouge.
  • l’analyse de 80 000 commentaires sur des restaurants pour détecter les restaurants insalubres pour le Ministère de l’Agriculture.
  • Parité au Pouvoir: screeeré toutes les discussions et étudié la composition de sessions de 500 députés dans l’Assemblé Nationale pour voir s’il y a vraiment la parité entre les femmes et les hommes.

C’est trop cool! Je me demande comment tu réussis à tout faire?

Ce sont des projets qui me tiennent au cœur, alors j’aime passer mon temps à les faire. Et puis j’ai appris à bien m’organiser au fut et à mesure.

As-tu toujours été fascinée par le monde de la téchnologie?

Absolument. A 14 ans j’ai créé un blog pour parler de jeux vidéos et en même temps j’ai appris le HTML parce que j’avais besoin d’éditer le site. Après j’étais rédactrice du site Nintendo Attitude et j’ai monté un autre site un peu similaire au Lifehacker. J’ai appris la plupart toute seule. Les stages et mes projets personnels m’ont aidé à m’évoluer.

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Ce qui m’étonne c’est que tu combines la technologie et l’impact social.

Depuis que je suis assez petite, je dis à mes parents que je veux changer le monde et que je ne suis pas d’accord avec les choses telles qu’elles sont mais ils disent que je suis trop idéaliste. Pour moi la différence aujourd’hui c’est la transparence. Par exemple la corruption: il y en a toujours eu beaucoup mais avant ne le savait pas (ou moins). Aujourd’hui avec la transparence, tu peux réveiller la conscience collective. Et puis on a des outils technologies hyper puissants! Un des meilleurs exemples pour moi c’est des plateformes comme Change.org qui font un travail fantastique et qui arrivent à avoir des résulats vraiment concrets. C’est magnifique. Avec Data for Good, on veut aussi contribuer.  

Alors tes parents te croient maintenant?  

Pas encore. Mes parents vivent encore dans “l’ancien monde”. Il y a beaucoup de philosophes, économiques et écrivains qui pense qu’on est à la fin d’une ère. Je suis persuadée qu’on va rentrer dans un nouveau monde. Si tu as l’occasion je te conseille d’aller voir des films comme Demain et En Quête de Sens qui montrent des solutions faisables pour un monde meilleur. Ma vie a changé après avoir vu le film Demain. J’ai des amis qui ont décidé de vendre leur start-up et d’ouvrir un espace collaboratif collectif d’agriculture en province après avoir vu ce film. Il y a une pétition sur Change.org pour montrer ce film obligatoirement aux lycées et aux colléges et je crois que si c’était le cas, ça aurait déjà un impact enorme.

J’adore ce que tu dis.

Oui, tu vois. Je connais plein de gens jeunes qui ont des projets géniaux et je pense qu’on va y arriver.

Merci pour cette fin enthousiaste, Alizée. Bonne chance avec tout ce que tu fais et à bientôt.

Copyright des photos: Alizée Breton

 

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